C’est une phrase que j’entends souvent.
On est venu vous chercher pour prendre la direction commerciale, pour diriger une business unit, pour rejoindre un COMEX. Parfois l’appel vient d’un dirigeant, parfois d’un actionnaire, ou encore d’un chasseur de têtes.
Il faut le dire : c’est grisant, parce que cela veut dire qu’à chaque étape, quelqu’un a vu en vous de la confiance, du potentiel, une capacité à tenir le rôle.
Mais cette histoire a parfois un revers discret : quand on est toujours venu vous chercher, on ne vous a pas forcément appris à vous projeter vous-même.
Les années passent, les responsabilités s’enchaînent.
Un poste en appelle un autre. On répond aux sollicitations et on avance.
Puis arrive un moment où une question se pose, une question simple en apparence, mais parfois vertigineuse : maintenant, qu’est-ce que je veux vraiment faire de la suite ?
Le problème, c’est que cette question arrive souvent tard.
Parce que dans beaucoup d’entreprises, la seconde partie de carrière reste très peu structurée.
Dans notre étude Knowldy, un chiffre m’a particulièrement marquée :
seuls 2,6 % des plus de 45 ans disent avoir bénéficié d’un plan de développement personnalisé.
Autrement dit, beaucoup de professionnels expérimentés avancent, sans véritable espace pour réfléchir à la suite de leur trajectoire.
Alors oui, qu’on vienne vous chercher, c’est formidable.
Mais cela n’empêche pas de faire une chose simple et très puissante : prendre un temps intentionnel pour réfléchir à la suite : parler avec un pair, solliciter un regard extérieur, écrire ce que l’on veut continuer à construire et ce dont on ne veut plus.
Trop souvent, cette réflexion n’arrive que lorsqu’un changement s’impose, alors qu’elle gagne à être faite bien avant.
Parce qu’une chose a profondément changé : nos carrières sont devenues longues, très longues.
À 45 ou 50 ans, il reste souvent 15 ou 20 ans de contribution devant soi, parfois davantage.
C’est souvent le moment de redéfinir la suite.
Or la suite mérite mieux que le hasard des sollicitations.
Le Studio Knowldy existe, je me tiens à votre disposition si vous souhaitez que nous en parlions.

